Aménagement cyclable

Edit:14 déc. 2019, Cre:06 sept. 2019

Pourquoi les cyclistes restent sur la route alors qu’il y a une piste cyclable?

Introduction

On voit souvent des cyclistes préférer rouler sur la route plutôt que sur les voies cyclables. C’est un sujet délicat, qui tend à créer des situations conflictuelles avec les automobilistes et qui fait l’objet de discussions assez animées entre les cyclistes eux-même. Il y a beaucoup de raisons qui mènent à ce comportement.

Pourquoi?

En résumé, les raisons fondamentales sont que les infrastructures cyclables sont mal conçues, mal réalisées ou mal entretenues, parfois dangereuses et je vais aborder ici les diverses motivations qui amènent certains cyclistes (dont je suis) à ne pas systématiquement utiliser les voies cyclables.

Avis aux automobilistes

S’il y a des automobilistes qui me lisent, il faut qu’ils comprennent que le comportement des cyclistes a généralement des raisons valables. Les automobilistes sont tout excusés de les ignorer, mais il n’existe aucune excuse à un comportement agressif parce qu’un cycliste gêne ou ralentit. Un cycliste circule dans une infrastructure qui n’est pas conçue pour lui, ceci même quand elle prétend l’être et il doit faire preuve d’une grande adaptabilité.

Les pistes cyclables sont-elles obligatoires?

En France, l’obligation faite aux vélos de circuler sur les pistes a été supprimée par un décret du 14 septembre 1998. Elle peut cependant être imposée pour certaines pistes.
En pratique en France, les pistes cyclables obligatoires sont rares. Elles sont signalées par un panneau bleu rond. En l’absence de panneau ou en présence d’un panneau carré, la piste cyclable n’est PAS obligatoire. Aucune piste cyclable n’est obligatoire si le vélo tire une remorque.

Le confort

La surface de roulement

Les surfaces de roulements sont assez variées, mais sur les pistes cyclables, elles ne sont pas toujours parfaitement lisses. Si on est sur un trottoir, il y a souvent des travaux et le rebouchage est rarement parfait. Pour un VTT ou un vélo de ville, il n’y a généralement pas trop de problèmes mais sur un vélo de route aux pneus fins, le confort peut en être très dégradé.

Les ‘bateaux’ d’entrée de garage

Une piste doit être plate et il ne doit jamais y avoir de surbaisse pour les entrées de garage. On doit se contenter d’une bordure de trottoir avec un angle prononcé pour permettre aux voitures de rentrer sans difficulté. Malheureusement, même sur des pistes récentes, cette règle de base semble ignorée des aménageurs et beaucoup de pistes jouent les montagnes russes.

Les bordures et les pavés sur les croisements

Bien trop souvent, il y a des rebords d’entrée et de sortie quand la piste coupe une voie perpendiculaire (et parfois même quand elle coupe une entrée de garage, ce qui est invraisemblable). Selon la hauteur de la bordure ça va du très inconfortable à l’infranchissable sans ralentir de manière importante. Sur une piste de liaison, une obligation de beaucoup ralentir, c’est simplement NON.
Une piste doit être plate de bout en bout et ses entrées et sorties ne doivent comporter aucun rebord.
Le niveau de la piste doit être maintenu dans les carrefours.
Un vélo de route peut au maximum franchir un rebord de 15mm à pleine vitesse et un vélo de ville guère plus de 30mm. Au delà, ce n’est plus une piste, c’est une voie tout-terrain.
Si un vélo de ville comporte une suspension avant (ce que je conseille compte tenu de la mauvaise qualité des infrastructures en France), il peut gérer certains rebords, mais avec une fourche rigide, on tabasse le vélo et le cycliste et on peut crever.
Même une piste lisse comme une peau de bébé peut voir son usage ruiné par des rebords d’entrée ou de sortie. Le cycliste prend la piste la première fois et le lendemain, il prend la route. Les cyclistes ‘de route’ ont l’œil beaucoup plus affûté et évitent ce genre de piste automatiquement.

Le délai

Vite, vite!

Un cycliste qui se déplace ne fait pas de tourisme, il veut aller vite, le plus vite possible et tout ce qui le ralentit sera évité. Alors quand certains aménagements sont réalisés en vue de ralentir les cyclistes, ils ne sont pas utilisés. Beaucoup d’aménageurs n’ont absolument rien compris à ce qu’est le transport à vélo, qui n’a rien à voir avec de la promenade.

Les chicanes

Certains aménageurs installent des chicanes pour ralentir les cyclistes a l’approche des intersections, sur des sorties d’immeubles ou toute autre motif.

Les détours

C’est une variante de la chicane mais ce n’est pas toujours un aménagement volontaire, c’est parfois plus simplement qu’on a pas voulu modifier la voirie ou couper des arbres pour prévoir un passage correct et on redirige les cyclistes pour qu’ils contournent les obstacles.

Les goulets d’étranglement

C’est fréquent aux intersections lorsque l’on a élargi les voies pour les véhicules motorisés, parfois pour qu’ils tournent plus vite (alors que pour la sécurité de tous, ils faudrait qu’ils tournent plus lentement) et il ne reste plus assez de place pour la voie cyclable. Parfois on ‘mange’ les trottoirs et les piétons continuent sur la piste parce qu’eux non plus n’ont pas la place. Souvent aussi, comme pour les détours, c’est qu’on a pas voulu supprimer un obstacle. C’est le syndrome de l’aménagement ‘fait avec de la peinture’.

Les pertes de priorités

Dans l’esprit de certains, le cycliste est un espèce de ‘sous-véhicule’ a qui l’on peut supprimer la facilité de passage et la priorité et les pistes perdent la priorité à droite aux intersections et il y a même parfois des stop à chaque intersection! Il n’y a absolument aucun espoir que ce genre de chose soit respecté et ce type d’aménagement utilisé.

Les changements de coté

Pour des raisons parfois totalement incompréhensibles, il arrive que la piste change de coté. Traverser une route prend du temps (encore plus s’il y a un feu) et est parfois dangereux. Encore une fois: NON, il ne faut jamais faire ça. Sur mon parcours de vélotaf (trajet travail en vélo), il y avait ainsi une piste qui changeait de coté en plein milieu d’une rue, sans que l’espace disponible l’exige en quoi que ce soit (le trottoir doit faire 6m de large…). Il fallait aussi contourner les poubelles sur la piste. Le premier jour, discipliné, j’ai traversé en suivant la piste. Le deuxième jour, j’ai continué tout droit. Comme la rue descendait avant de remonter et que les cyclistes utilitaires détestent les dénivelées, le troisième jour j’ai pris une autre voie (sans piste cyclable mais avec une voie de bus) et je ne suis plus jamais repassé par cette piste complètement aberrante.
Si la piste implique une diminution de la vitesse moyenne, elle ne sera pas empruntée. Encore une fois, le vélo en ville doit être vu comme un moyen de transport, ce n’est pas du tourisme et tout ce qui ralentit est évité.

La sécurité

Les objets contondants

C’est surprenant, mais il y a souvent en bord de piste, voire même au milieu des poteaux de délimitation. Ils ont généralement le sommet plat mais présentent un danger important pour les cyclistes, surtout de nuit. Je les ait baptisés les ‘broches à cyclistes’.
Parfois on trouve aussi au ras de la piste des poteaux (d’éclairage en général). C’est très dangereux car on pourrait y accrocher son guidon, surtout si on se souvient qu’en France, la largeur de la majorité des pistes est insuffisante. Le pompon, c’est quand le ou les poteaux sont dans un virage. Il y a une jolie piste toute neuve à saint-Germain en Laye ou on a ce genre de petite plaisanterie dans un virage en descente.

Les carrefours

Les carrefours sont LE point problématique de la sécurité des pistes, notamment parce que la priorité de la piste n’est pas suffisamment marquée pour les automobilistes et que la visibilité est parfois mauvaise du fait d’obstacles ou de végétation. Si la piste n’est pas immédiatement adjacente à la route, les véhicules motorisés ne voient pas les vélos et vous coupent la route. C’est le principal danger et le motif numéro un pour rouler sur la route ou vous serez sur d’être vu et ou on ne vous coupera en principe pas la route (même si ça vous vaudra parfois des coups de klaxon). Le danger maximum est sur les rond-points avec piste adjacente ou les automobilistes vous couperont la route même s’ils vous ont vu car il ne veulent pas ralentir (surtout sur les grands ronds-points). Les incidents les plus graves que j’ai rencontrés ont tous eu lieu sur des ronds-points de grand diamètre avec piste périphérique aussi je m’était fixé comme règle absolue de ne JAMAIS prendre une piste adjacente à un rond-point. Dans la pratique, ça m’arrive si je suis en mode ‘promenade’, donc moins rapide, prêt à anticiper le refus de priorité et souvent le week-end ou il y a généralement moins d’agressivité envers les cyclistes.
Les Néerlandais ont résolu le problème depuis longtemps en créant des carrefours protégés mais c’est un type d’aménagement inexistant en France. Ce problème est extrêmement sérieux mais il ne semble pas y avoir le moindre mouvement en vue d’améliorer les choses. Il y a dans l’esprit de beaucoup d’automobilistes une notion étrange comme quoi une piste cyclable ne serait pas une voie normale de circulation et donc qu’on pourrait la couper en toute impunité. C’est idiot, mais on le constate souvent. Sans un balisage sol super-renforcé à la Néerlandaise, ceci va perdurer. Les infrastructures, toujours…
Certains automobilistes voudraient que les voies cyclistes ne soient pas prioritaires et que les cyclistes cèdent le passage aux véhicules venant de leur gauche. Certaines municipalités ont même installées des pistes balisées de cette manière. C’est une excellente raison pour éviter une telle piste imposant de nombreux arrêts.

Les ‘zones dangereuses’

Le respect varie considérablement suivant les villes et a tendance a être meilleur dans dans les villes ‘bourgeoises’, sauf a Paris mais il semble que toutes les grandes métropoles génèrent beaucoup d’agressivité et de violations comme on peut le voir sur Youtube, particulièrement à Londres. Pour mon trajet-travail à vélo, je roulais à Nanterre et c’est vraiment une ville sauvage dans tous les compartiments du jeu, la répression des mauvais comportements étant en plus totalement inexistante. Ça dépend aussi de l’heure, c’est souvent plus calme en dehors des heures de trajet-travail.
On pourrait penser que rouler sur la route vous expose plus dans ces ‘zones dangereuses’ mais en fait c’est le contraire, car les problèmes les plus importants sont liés aux violations de priorités aux carrefours qui sont moindres si vous roulez sur la route. Vous êtes certes plus exposés aux insultes et agressions verbales, mais ça ne blesse éventuellement que votre amour-propre, ce qui n’est pas bien grave, même si c’est un peu usant.

La place/l’encombrement

La largeur des voies

Il y a en France des largeurs minimales pour les pistes cyclables (pour les pistes unidirectionnelles:1,5m et 2,1m pour les pistes adjacentes à une file de stationnement) qui permettent en principe à un cycliste d’en doubler un autre ce qui est indispensable pour faire cohabiter des cyclistes qui ont des vitesses assez variables. Un vélo n’est pas une voiture et il n’y a aucune homogénéité de performance. Malheureusement en France un très fort pourcentage des voies cyclables (en fait une large majorité) ne respecte pas les minima (a titre de comparaison, les pistes cyclables unidirectionnelles aux pays-bas font généralement 2,5m), ce qui fait que les cyclistes ‘rapides’ ont des difficultés à soutenir un rythme régulier et évitent ces pistes.

Les objets divers sur les pistes

On trouve très souvent des poubelles, mais il y a aussi des panneaux publicitaires, des 2 roues en stationnement et toutes sortes de choses qui n’ont pas leur place sur une piste, parfois même on y trouve des voitures! (sur des pistes, pas seulement sur les bandes cyclables ou cet envahissement est systématique)

La végétation

Les pistes sont souvent pas ou mal entretenues. Quand il y a de la végétation, elle envahit parfois une grande partie de la piste, ceci même en pleine ville. Pas pratique et dangereux la nuit.
L’interdiction du Glyphosate parce que c’est un produit toxique et cancérigène va aggraver la situation. En effet, les produits alternatifs sont peu efficaces et nécessitent plusieurs renouvellements (ce ne sont pas des désherbants mais des défoliants). S’il est nécessaire de passer 3 à 5 fois plus souvent qu’aujourd’hui, la situation parfois délicate va devenir critique. Question de budget, encore une fois.

Les crevaisons

Le bord des routes tend à être plus sale que son centre et les bandes cyclables sont souvent encombrés d’éléments agressifs pour les pneus (des morceaux de verre en particulier). Si en plus l’écoulement des eaux de pluie et mal conçu, certaines zones sont des réservoirs à déchets sur lesquels on peut avoir des crevaisons à répétition. Après la deuxième crevaison, en général on abandonne la piste. Si comme ça m’est arrivé, la zone à déchets se trouve dans un quartier ‘chaud’ ou il est préférable de ne pas rester trop longtemps, éviter la bande cyclable devient important pour sa sécurité. C’est comme ça qu’on apprend à changer une chambre à air très rapidement…

Les pistes sans entrée (ou sans sorties)

Il y a parfois des pistes qui n’ont aucun point d’entrée et/ou aucun point de sortie. Ça paraît un peu surréaliste mais c’est probablement dû a des modifications d’aménagement ou personne n’a pensé à modifier la piste, même quand elle est seulement délimitée par de la peinture. C’est assez typique de la démarche qui considère les infrastructures cyclables comme venant ‘après’ le reste alors qu’elles devraient faire partie intégrante de la réflexion globale sur les plans de circulation. On trouve un certain nombre de ces segments ‘orphelins’ pas très loin de chez moi (à Nanterre).

Les ‘barrières filtrantes’

Dans le but d’éviter l’envahissement des pistes par des véhicules motorisés (généralement des scooters), on trouve fréquemment des systèmes de chicanage qui représentent une très forte nuisance et nécessite souvent l’arrêt complet et un temps important de franchissement. Pour certains types de vélos le franchissement est parfois impossible. Il y a des recommandations émises par le CEREMA pour la pose de ce genre de barrière, la première étant de les éviter mais les modèles choisis ne sont souvent pas du tout respectueux des recommandations. Ces barrières sont une plaie absolue et justifient plus que largement l’évitement des pistes si on peut le faire. Tant qu’on ne passera pas de recommandations a des obligations assorties de contrôles et de pénalisations, ces nuisances perdureront.

Les pistes partagées piétons/vélos

Parce que c’est peu coûteux et que ça évite de faire de grosses modifications, il y a souvent des voies partagées entre les piétons et les cyclistes (ou les piétons ont priorités). La circulation y est difficile et c’est d’autant plus problématique que le pourcentage de ‘zombies’ (téléphones mobiles à l’écran allumé accompagné d’un objet à forme humaine) a beaucoup augmenté, le pire étant les abords de gare. Si c’est quelque chose qui est envisageable sur des promenades touristiques ou sur des destinations (centre-ville), c’est une infrastructure qui ne devrait JAMAIS être réalisée sur des cheminements. Sur les promenades, il y a moins de zombies qu’en ville mais il y a beaucoup d’enfants. Mais ce genre de pistes mixtes existe et il est clair qu’il est préférable d’éviter d’y circuler à vélo et de choisir une voie alternative.

Les pistes sans délimitations physiques

Beaucoup d’aménageurs entretiennent l’illusion qu’on peut réaliser des infrastructures avec de la peinture et les pistes sont parfois simplement séparées des zones piétonnes par une bande de peinture. En l’absence d’une délimitation physique (changement de niveau ou plots de séparation), les pistes sont envahies par les piétons et deviennent en pratique des voies partagées et on en revient au paragraphe précédent, ce sont donc des zones à éviter. Très souvent la place laissée aux piétons est très insuffisante et on comprend que ceux-ci envahissent la piste. Parfois, les aménageurs choisissent de mettre la zone piétonne près des voies voitures et la piste plus loin. Les piétons ayant naturellement tendance à s’éloigner des voitures, il y a beaucoup plus de piétons sur la piste cyclable que sur la zone piétons. On s’interroge sur ce qui peut motiver de telles aberrations?

L’idéologie

Certains cyclistes préfèrent utiliser la route et le justifient en considérant que puisqu’ils sont des citoyens comme les autres, payant des impôts, ils ont le droit d’utiliser la route. Aux états-unis ceci a donné naissance à un mouvement que l’on appelle vehicular cycling qui a pour objectif d’utiliser les mêmes infrastructures que les voitures. Des balisages sol définissant le partage ont été développés. Comme toute position de nature idéologique, elle n’est pas forcément pertinente et a causé aux états-unis énormément de tort au développement du vélo en tant qu’outil de transport. En France et plus généralement en Europe, il y a aujourd’hui globalement un consensus pour le développement d’infrastructures spécifiques au vélos. Il manque cependant les compétences et l’état d’esprit pour les réaliser correctement ainsi que la volonté politique pour les financer et leur donner un niveau de priorité. Du fait de la piètre qualité de réalisation, cette séparation des flux ne peut être aujourd’hui réellement effective, ce qui cause du tort à tous les utilisateurs.

Qui trouve t’on sur la route?

En général des cyclistes expérimentés, souvent sur des vélos de route, mais pas seulement. Quand on a eu des incidents ou accidents liés à des refus de priorité sur piste cyclable aux carrefours, on tend naturellement à préférer la route ou ce genre de violation est moins fréquent.
Le mauvais état ou les seuils des pistes est aussi très problématique pour des vélos de route aux pneus étroits et inconfortables.
Comme je l’ai expliqué, suite à de sérieux incidents je me suis fixé comme règle de ne jamais rouler sur une piste périphérique à un carrefour giratoire. Pour les autres voies cyclables, c’est selon la qualité et le risque aux intersections. Ça dépend aussi de la ville.

Les voies de bus

Sauf exception locale, les voies de bus sont autorisées au vélos. Si le terrain est plat, un cycliste va en moyenne nettement plus vite qu’un bus (qui doit s’arrêter souvent), il y a donc peu de conflits et les chauffeurs de bus des compagnies publiques sont généralement très respectueux. Il y a plus de problèmes avec les taxis et les cars ou les compagnies privées. Et évidemment avec les scooters qui sont totalement indifférents à toutes les règles.

Conclusion

Le développement du vélo en tant que moyen de transport est à la fois souhaitable et inévitable. Dans une planète aux ressources finies, c’est le ‘sens de l’histoire’ si on veut pouvoir se déplacer d’une manière à peu près pacifiée avec une vitesse acceptable. Il serait temps que la conception des aménagements soit réellement prise au sérieux et que les infrastructures permettent là ou c’est possible, une réelle séparation des usages motorisés, cyclables et piétonniers.
Il existe des raisons structurelles à toutes les stupidités d’aménagement cyclables Françaises, elles sont liées à la législation et vous trouverez des explications dans la pages Itinéraires.
Sans doute faudrait-il interdire l’usage de la peinture ailleurs que dans les intersections et sur les lignes d’arrêt de feu mais en France, on est très loin de ce niveau de réflexion. Dès qu’on sort le pot de peinture, c’est que l’aménagement est mal conçu…

Quelques liens

Forum vélorizontal. Vous trouverez sur ce fil quelques commentaires d’utilisateurs revendiquant avec virulence l’usage des voies ordinaires par les vélos au lieu des infrastructures cyclistes. Cette revendication n’est pas majoritaire mais elle existe et certains arguments sont valables.

Un petit film YouTube (par une dashcam) sur une voiture qui roule sur la piste cyclable (en Australie) et son conducteur qui insulte les cyclistes qui roulent sur la route. Manque de chance, les cyclistes étaient des policiers. La lecture des commentaires (en anglais, naturellement) donne une idée de l’hostilité que suscite le comportement des cyclistes. Un des commentaires indique que la piste se termine brutalement un peu plus loin. C’est un élément de contexte fondamental et j’ignore s’il est exact. Cependant aucun parmi la multitude de furieux qui commentent n’a relevé ce commentaire alors que c’est LE point clef. Mais attendre un minimum de réflexion et de politesse de la part d’un commentateur YouTube est sans doute beaucoup demander…

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(c) Pierre ROUZEAU
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Page mise à jour le 14/12/2019 03:02